dimanche 17 mai 2009

Haute-Maurienne 2009, grand cru. Albaron - petite Ciamarella

Lever de soleil sur la face est de l'Albaron (photo mai 2006)

En cette année de grand cru neigeux en haute-maurienne, la face nord de la grande Ciamarella, ô combien convoitée, est remplie, et pourquoi pas en bonne neige, puisque une petite chute vient de s'ajouter en cette fin mai. Je rejoins le samedi soir au Evettes Etienne, Clément et Nicolas partis en repérage dès le matin. En montant, la face, réchauffée par les couleurs orangées du coucher de soleil, m'éblouit complètement. Le visage des amis sera un peu moins rayonnant en arrivant au refuge : la qualité de neige est très moyenne, et ils ont assisté à deux chutes en direct ce jour. De quoi refroidir les ardeurs. On se rabattra sur la face est de l'Albaron (que je n'avais pas descendu), puis la Petite Ciamarella, pour clore une belle boucle au coeur de la Haute-maurienne. L'occasion également de faire la connaissance d'Etienne "H", photographe émérite et modo de skitour.
Cotations : face est Albaron : 5.1/E4
face nord petite Ciamarella : 3.3/E3
Plus d'infos sur mon volo compte-rendu, et belles photos chez skitour sur le c-r de Clément.

Face nord de la grande Ciam au soleil couchant


C'est parti dans la face (photo gauche : Etienne Haller... qui s'envole (photo droite))





Arrivée au sommet, grande et petite Ciamarella dans l'ombre

Vue fantastique sur le secteur du Baounet, et Rochemelon au loin. Les souvenirs ressurgissent (2007, 2006, automne 2006...)

Clément attaque dès le début

et continue de plus belle...





En montant sur la petite Ciam, vue sur la face préalablement descendue








Sous le sommet de la petite Ciam

Sous les séracs de la face nord, Albaron au fond, tandis que le ciel s'est bien couvert

dimanche 10 mai 2009

Voyage au long de la Loire

Château de Chenonceau (photo : wikipédia)
Par Nathalie, mai 2009

Pour ce week-end du 8 mai 2009 (vendredi, samedi et dimanche), nous décidons de partir en excursion à vélo autour des châteaux de la Loire. Nous ne connaissons pas cette région, qui nous attire tant culturellement qu’au point de vue des paysages.
Nous préparons notre itinéraire le mercredi soir et espérons faire une partie du trajet en voiture dès le jeudi soir.
Le jeudi, je m’occupe de réserver un vélo de location pour Jean-Baptiste et de chercher un logement pour passer cette première nuit. Et là, premier problème : impossible de trouver un gîte d’étape ou une chambre d’hôte (autour de Montluçon). Lorsque JB rentre, avec manu, de sa sortie en ski de randonnée (Scolette), il se joint à moi pour trouver un hébergement pour la nuit. Devant la difficulté, nous décidons de réserver, dès lors, les hébergements pour nos deux prochaines nuits dans le Cher et l’Indre-et-Loire. Après presque 2h de recherche, nous avons réussi mais il est 19h30 et trop tard pour partir, nous décidons de prendre la route dès le lendemain matin 5h !
Départ vendredi en voiture à 5h15 du matin, nous avalons les 612 km qui nous séparent de notre objectif et arrivons à Blois à 11h00.

Blois sous les nuages...
Nous récupérons le vélo de location de JB et partons à 2 roues, vers 11h30, direction Chambord et son château.


Nous suivons l’itinéraire balisé pour les cycles et nous apercevons que nous ne faisons que des détours. Le temps est couvert.







Vélo de route, avec sacoches latérales nous assurant l'autonomie



Nous arrivons au parc de Chambord (ci dessous) vers 13h, ingurgitons nos hot-dog (format SNCF...) et visitons ce magnifique château, dont François 1er fur l'instigateur au début du XVIème siècle. Il fut à l'époque l'incarnation de la folie des grandeurs de la Renaissance (426 pièces, 77 escaliers…), et la recherche d'un prestige international, notamment face à l'Italie.



Le fameux escalier à double révolution, dont Léonard de Vinci aurait été l'instigateur. Le principe est que les deux rampes permettent à deux personnes d'emprunter l'escalier sans jamais se croiser.

Voyage au centre de l'escalier à double entrée... des allures de science-fiction !














Gentilles gargouilles


Nous reprenons ensuite nos vélos et continuons vers Onzain, où se trouve notre chambre d’hôte (Mme Perret - une excellente adresse). Sur la route nous apercevons d’autres châteaux dont celui de Cheverny …celui dont Hergé s’inspira pour créer Moulinsard !

Enlevez les deux tours latérales, vous obtenez Moulinsard

Les derniers kilomètres sont très difficiles pour moi mais je tiens bon et nous distinguons, près de notre point d’arrivée, le château de Chaumont dont ses jardins sont, selon notre hôte, connus mondialement (nous ne les visiterons pas). Mme Perret s’est installée dans cette région, il y a 4 ans en provenance du Var, pour raisons familiales. C’est une dame très gentille, prévenante, souriante, qui possède une agréable maison, remplie d’objets de tous les pays et de toutes les époques. Après une bonne douche, on part se restaurer à « l’auberge des 3 moulins ». Puis repos bien mérité !


Pause au bord la Loire, Chaumont en arrière-plan




Le lendemain, samedi, après un copieux petit déjeuner, nous reprenons la route pour Beaulieu-lès-Loches (plus au sud). Nous avons prévu de nous arrêter à mi-chemin, visiter le château de Chenonceau, situé en travers du fleuve, le Cher. Nous circulons environ 1h30 sous la pluie et cette dernière ne cessera pas tout le temps de la visite…

Château de Chenonceau (photo : site officiel)

Ce château est plus petit que celui de Chambord. Cadeau d'Henri II à sa favorite Diane de Poitiers, puis récupéré par Catherine de Médicis à la mort du roi, ce fut en quelque sorte un jouet utilisé par les puissants à des fins personnelles (passions, querelles ...). Quel faste pour le Roi et sa cour !
Ce château servit d'hopital durant les 2 dernières guerres mondiales (et de passage en zone libre durant la seconde). Notre Président serait content, voilà de jolis crocs "de boucher" (cf. affaire Clearstream...)














Cuivres et moules rutillants dans les cuisines














Dans les entrailles des cuisines...

Cheminée, ornée de l'emblème de François 1er (salamandre) et de Catherine de Médicis

La pluie ne s’étant pas arrêtée, nous décidons de manger dans un bar/restau, puis reprenons ensuite notre route. A l’aide de notre carte, nous recherchons le trajet qui semble être le plus court pour arriver à destination, c'est à dire en traversant la forêt domaniale de Loches. Nous demandons notre chemin à un couple d’agriculteur, très sympa qui nous donnerons les noms des routes forestières à suivre… Et c’est l’arrivée à notre second objectif : l’hôtel…














Forêt dominiale de Loches
Après la douche, nous partons à pied sur Loches explorer cette ville médiévale (château ci-contre). Nous contactons l’agence de location de vélo pour les prévenir que nous rendrons finalement le vélo de Jb à Blois et non à Chinon. En effet, la météo annoncée est mauvaise pour le lendemain et nous décidons d’essayer de rejoindre Tours en train ou de remonter sur Amboise directement à vélo.



L'impressionnant Donjon















Le vertigineux Donjon vu du bas, et Loches by night



Nous dînons dans un joli restaurant et essayons de nous renseigner sur la possibilité de mettre nos vélos le lendemain dans les soutes des bus qui partent pour Tours. Ne trouvant cette information nulle part, nous décidons finalement de pédaler jusqu’à Amboise, ce qui s'avera assez sympa !
Arrivés à Amboise, nous trouvons un p’tit restau et nous installons en terrasse, puis partons visiter le Clos Lucé, qui fût la dernière demeure du génie Léonard de Vinci. Demeure offerte par François 1er au génie, alors personna non grata en Italie. Ce musée regorge de croquis, maquettes, plans, citations du maitre, dont l'imagination était bouillonnante. Certaines de ses idées n'ont été physiquement concrétisées que deux siècles plus tard. Il ne lui manquait à l'époque que la technologie pour réaliser ses projets révolutionnaires.
Nous n’aurons malheureusement pas le temps de visiter le château de François 1er, et prenons un train pour Blois. Là nous rendons le vélo de location et dégustons une crèpe avant de prendre la route. C’est aussi le moment d’écrire les cartes postales et de les poster. Puis c’est le retour pour Chambéry…
Pendant trois jours, nous aurons finalement assuré notre autonomie "vestimentaire" et hygienique, grâce aux sacoches du vélo de JB et un petit sac à dos. Pour les repas : restos ou sur le pouce. La météo n'a pas été clémente, mais on s'en sort bien : on a vu le soleil chaque jour, et la pluie n'aura finalement perturbé qu'un bout de matinée. Côté culturel, quel choc de découvrir ce patrimoine fantastique et d'en apprendre l'histoire...

jeudi 7 mai 2009

Scolette inédite - mai 2009

Ce 07/05/09, après moult tergiversations, nous partons avec Manu pour un joli projet repéré en mars lors d'une virée dans le coin. Un couloir oblique bien planqué dans la face sud de Scolette (3506m). Il faut profiter de l'enneigement abondant du secteur cette année, et puis cette ligne suspendue n' a pas encore été décrite, une exploration s'impose. Valgau->Chambé pour Manu la veille, petit dodo et feu vers l'Italie.
Le problème principal se pose dans l'accès au pied de la face, que c'est au prix d'un pénible portage que nous atteignons. (ci contre la face vu du départ, le couloir oblique est invisible)

Dans la face la neige est déjà ramollie, la chaleur monte très vite... On décide quand même "tacitement" de continuer. On ne s'enfonce pas plus que 10-20 cm à pied, c'est encore raisonnable selon nous. On franchit un petit verrou avec glace sous-jacente, puis traversée vers l'ouest, et montée finale dans le superbe couloir oblique. On traine pas en haut car la neige continue de se ramollir, ce qui nous permet toutefois de skier sereinement le couloir goulotté. Puis traversées prudentes, déchaussage pour le verrou, et couloir inférieur en assez bon état pour le ski. Pour éviter le portage du matin dans les pentes herbeuses, on remontera légèrement sur Pierre-Minieu pour en descendre le versant sud jusqu'à proximité du refuge Scarfiotti, et ensuite rentrer doucement à la voiture. A priori, les "ripidistes" italiens n'avaient pas poussé leur exploration jusqu'à cette sauvage facette.

Photos et descriptions techniques sur mon volo c-r. et sur celui de Manu.

Joli verrou mixte pour accéder aux pentes suspendues

Moi-même dans le verrou inférieur

Quel guerrier ce Manu, au pied de la face descendue

vendredi 1 mai 2009

ROMA !

Retour sur un premier mai en famille, pour trois jours à Rome, pour fêter les 30 ans de mariage des parents. Un immense merci (et bravo) ! Et vivement la prochaine...
Voilà donc un petit aperçu de ce que nous avons vu et appris.
Départ de Marignane vendredi 01/05 matin, retour dimanche 03/05 dans l'après-midi.
Nous avions un guide pour nous tous seuls, qui nous a fait découvrir le Forum, les abords du Colisée, le musée du Vatican, la basilique St Pierre, de bons restos et d'une manière générale fait partager son savoir avec gentillesse et dévouement.


Colisée et Forum
(photos Marc)

Le Forum, au loin le Colisée (photo Marc)


Le Jugement Dernier de Michel-Ange, dans la chapelle Sixtine.















Le Fantastique Groupe du Lacoon, perfection physique.





Revenons-en au thème du séjour : 30 ans de mariage des parents ! Il semble que tout le monde se soit régalé !


Petit montage, tous les propagonistes sont présents ! (cliquer pour agrandir - je précise qu'il s'agit d'un montage aléatoire)

Les vraies stars c'est eux ! (Clément-Olivia-Elouan-Jonathan)