vendredi 6 novembre 2009

Grimpe en Chartreuse : Cochette et Griffes de l'ours

Avant de m'étendre un peu plus sur les voyages du mois d'octobre, petit retour en Chartreuse, sur deux escalades estivales abordables, réalisées avec Arnaud. La voie aux Griffes de l'Ours pour commencer, sur le rebord est de Chartreuse. Une voie d'environ 100m décrite dans le fameux "Chartreuse Inédite" de Pascal Sombardier, en 3 longueurs et demi. Et demi, car comme conseillé en contournant le surplomb de la première longueur, on est obligé de faire un relais à mi-parcours. Le tirage devient de toute façon insupportable dès qu'on revient dans l'axe. Quand vient le moment où on beugle à son second "envoie du mouuuu !!" parce qu'il faut déployer une énergie féroce pour gratter 20cm de corde, et qu'il répond "j'arrête pas !!", là, un relais s'impose...

P.Sombardier annonce le crux en "5c+ demandant de la décision". Voilà un moyen détourné de ne pas citer le vrai niveau, qui est 6a cannelures. Une voie toute en cannelures donc, dans un calcaire bien compact, inhabituel ici en Chartreuse. Avec un équipement un peu aéré, la température peut monter d'un cran entre les pas...
La falaise vue du sentier d'approche Première longueur, on est immédiatement plongé dans le "style cannelures" ...

... dont les mollets d'Arnaud raffolent !

La deuxième longueur offre un festival d'adhérences en écart sur 50m

Courte dernière longueur

Arnaud tout sourire à la sortie, tandis que s'ennuage tranquillement la combe de Savoie
Profil de la falaise des "Griffes de l'Ours"
Phénomène très désagréable pour finir, sous les Rochers de Belles Ombres : des marques rouges omniprésentes, "balisant" apparemment un cheminement sortant en haut. Laid, excessif et absurde. Qui a osé dénaturé le paysage de la sorte ?
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Autre courte voie parcourue en juillet en fin de journée : De l'eau et du bonheur, à la Cochette (Chartreuse nord). 3 longueurs : 6a, 6a, 5c. Topo sur le site du CAF Chambéry.
Première longueur : mur raide après le surplomb du départ, puis relais pleine pente incorfortable

Deuxième longueur, Arnaud fait semblant de forcer


Décor sympa au soleil couchant. Au loin les nuages enveloppent le grand Som

samedi 3 octobre 2009

Chile, llegamos !

Debarques aujourd'hui a Santiago avec Manu pour deux semaines de ski de rando...
Peripeties a suivre...

mercredi 12 août 2009

Humanité en danger

Trois essais lus récemment, qui analysent la situation environnementale actuelle, l'Homme et ses dérives, et interpellent sur la nécessité d'agir en vue de la catastrophe écologique qui se prépare.

Dans la "Politique de l'oxymore", Bertrand Méheust décrypte les phénomènes historiques et sociaux qui conduisent aujourd'hui l'Homme... dans le mur. Et surtout, à s'efforcer de ne pas ouvrir les yeux. L'Homme cherchera toujours à "persister dans son être", et ce même s'il a conscience que le chemin qu'il suit mène au néant. La différence majeure avec les expériences similaires que l'humanité a déjà connue est que cette fois-ci c'est la biosphère entière, et donc notre moyen de subsistance sur cette Terre, qui est en grave danger. "Ce que nous raconte l’histoire universelle, c’est la variété et l’ingéniosité sans limites des efforts par lesquels les univers mentaux s’efforcent de persister dans leur être. C’est là une des lois les plus profondes de la culture et de la nature. Non seulement le monde contemporain n’échappe pas à cette règle, mais encore il la systématise et en pousse plus loin les conséquences, si loin même que cela soulève le vertige et même l’effroi dès que l’on y réfléchit un tant soit peu.[...] Quand il tendra vers sa limite, le système ne disposera plus d’une autre sphère « enveloppante » dans laquelle il pourra poursuivre son expansion ; il n’y aura pas, selon l’image consacrée, de « planète de rechange »". Nous exercons une forte "pression de confort" sur l'environnement, qui deviendra totalement intenable et irrémédiable lorsque l'échelle sera plus massive, c'est-à-dire en intégrant les prévisions démographiques.

L'homme s'adaptera ? La technologie nous sauvera ? Nous n'en prenons pas pour l'instant le chemin, malgré les discours de façade. Nous cherchons plutôt, par tous les moyens, à "persister dans notre être". Une croissance infinie dans un monde fini. "Cette capacité d’ajuster à tout moment nos entreprises à l’ensemble des contraintes du système n’est une force qu’à court et moyen terme. A long terme elle s’avèrera porteuse d’un très grave danger, car elle permettra à un système intrinsèquement pernicieux de se répandre sur toute la planète et de durer au-delà du point de non-retour."

Excès de pessimisme, ou réalisme ? Je pencherais pour la deuxième hypothèse. Certains philosophes et naturalistes éclairés, pourtant jusque là porteurs de messages d'espoir, vont plus loin.


Selon Yves Paccalet, "l'Humanité disparaîtra", et plus tôt qu'on ne pourrait le penser. Parce que la biosphère est à bout de souffle, et que la "méchanceté" profonde de l'Homme aggravera irrémédiablement la situation. Le ton humoristique et acide (âmes sensibles s'abstenir) et ses envolées lyriques en font une petite friandise vite avalée. Au menu de la course vers le néant, la croissance et tout ce qu'elle sous-entend. "Seule une frugalité drastique pourrait nous sauver" nous dit Y.Paccalet comme pour donner une lueur d'espoir.
Mais en-sommes nous capables ? Qu'en pensent les pays en développement qui aspirent au niveau de vie occidental ? Qu'en pensent les puissants de ce monde, c'est-à-dire les riches ?




Hervé Kempf, spécialiste des questions environnementales au Monde, apporte des réponses. Et le tableau est sombre. Il hiérarchise les classes sociales et décrit leurs aspirations. Au sommet de la pyramide, une oligarchie prédatrice ; le pouvoir et des sommes d'argent démesurées concentrées en un faible nombre de tout-puissants. Plus bas, les groupes sociaux s'évertuent à imiter la classe sociale qui leur est directement supérieure. La classe dirigeante montre l'exemple, en consommant à outrance et sans se préoccuper le moins du monde de l'empreinte laissée sur l'environnement. "Guerre" des yatch, des villas luxueuses, voitures extravagantes etc, les plus puissants s'adonnent à des concours d'étalage de leur richesse, à en donner la nausée quand on sait les inégalités qui persistent et s'accroissent dans le monde. Pour H.Kempf, crises sociale et écologique sont intimement liées. Pour préserver leurs intérêts et leur statut, les (très) riches empêchent les solutions préconisées de se développer. Ils se placent au dessus des lois et soutiennent un capitalisme débridé, qui accroit un peu plus les inégalités et avive les tensions sociales. Tout le contraire de l'intérêt général.
Pour illustrer les dérives du capitalisme financier, un livre à ne pas manquer également : "Confessions d'un banquier pourri", chez Fayard.

Col de l'Iseran - juillet 2009

Descente du col de l'Iseran face à l'Albaron

Le vélo de route... quel pied ! Une montée sans encombres au mythique col de l'Iseran avec Sylvain, depuis Bessans, pour environ 1000m de dénivelé face à nos géants haut-Mauriennais préférés (Albaron, Charbonnel & co).
Avant d'attaquer, petit aperçu des conditions d'enneigement en cette fin Juillet, avec ces clichés pris à la descente. L'excédent dû aux précipitations exceptionnelles de cet hiver n'aura finalement pas résisté à un printemps sec et aux fortes chaleurs.

Albaron (3637m) et pointes du Grand Fond. La descente du Vallonnet passerait presque...

Grande et petite Ciamarella en petite forme

Charbonnel (3752m)

Au-delà du pont de la Neige, on approche des derniers lacets

what else !

Au col, un stand de pur bonheur !

Pour les gazettes, la photo officielle

Happés par Bonneval.
Le glacier du Grand Méan se retire plus chaque année...

mercredi 29 juillet 2009

Bauges du soir : Nivolet, Margériaz, Chaurionde

Coucher de soleil sur l'Epine - juin 2009

Notre fantastique environnement ne saurait arrêter de nous combler. Même en semaine, après le boulot, où les randos du soir, à la clarté déclinante et aux couleurs ocres, peuvent se révéler de purs joyaux. En voici trois récentes illustrations dans les Bauges : à la croix du Nivolet, au Margériaz et à Chaurionde.

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Croix du Nivolet (1547m), juin 2009
Croix du Nivolet depuis l'épaule

La montée au Nivolet par les échelles depuis Lovettaz, pour 680m de dénivelé, est une des randos les plus proches de Chambéry, offrant un panorama de premier ordre. A nos pieds, le lac du Bourget et Chambéry, et à l'horizon tous les hauts sommets des Bauges.


Lac du Bourget au soleil déclinant


Fin de journée sur Chambéry pendant que la Chartreuse rosit. Les souvenirs de notre visite à ski cet hiver ressurgissent. Quels contrastes...

Dans les "échelles" à la descente

Coucher de soleil sur l'Epine


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Margériaz (1845m), versant ouest, juillet 2009


Autre sommet proche de la ville, le Margériaz est très prisé des Chambériens, surtout en hiver pour la petite station de ski qui occupe le plateau. Le versant ouest, déjà exploré cet hiver avec Arnaud, est plus sauvage et soutenu. Nous nous offrons donc avec Nath une belle rando dans ces grandes prairies baignées de soleil, avec un final insolite sur le sommet.










L'ensemble du versant ouest







Sous la falaise sommitale














La vieille échelle en place pour sortir au sommet


































On déambule ensuite dans une très jolie faille...


... dont voici la sortie côté sommet

Falaise sommitale

Plateau du Margériaz. Un site que je trouve exceptionnel, même si l'équipement mécanique tranche avec le décor...

Les sommets des Bauges sont tous alignés : l'ensemble Rossanaz-Colombier-Bade au premier plan ; au second plan de gauche à droite : Trélod-Arcalod-Pécloz-Armenaz-Arces-Arclusaz. Au fond dans les nuages, un non-aligné (sic) : le mont-Blanc

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Chaurionde (2173m), juillet 2009

Départ tous fringants avec Sylvain à 20h ce 27 juillet pour Chaurionde. Nous serons au sommet 1h15 et 1000m de dénivelé plus tard, haletants et goguenards, pour admirer le crépuscule. Entretemps, il aura fallu contenir nos impulsions pour ne pas se jeter frénétiquement sur les framboises, fraises, mures et myrtilles qui auront jalonné notre parcours !

La pyramide sommitale se dévoile

Le mont-Blanc par la fenêtre, avec une luminosité exceptionnelle


Objectif en approche














Armène-Pécloz



Lac d'Annecy

...

Cela est juste et gbagbon

"Des crasseux", aurait dit Mitterrand
(cf. époux Thurenge dans l'affaire du Rainbow Warrior)

mercredi 17 juin 2009

Valgo à toutes les sauces - Rouies

Sirac au lever du jour

Pour Pentecôte, nous ferons un crochet avec Nath sur la route de Chorges, par le Valgaudemar : montée en fin d'après-midi au refuge (CAF) du Pigeonnier, pour l'ascension - en alpi - des Rouies (3589m). Belle balade en perspective... si la météo changeante veut bien rester clémente.
Nous ne sommes que fin mai, période où ce grand versant sud se pratique encore bien à ski. Mais ce Printemps doux et sec aura eu raison de l'enneigement : la neige ne devient continue que vers 2600m. Le ski n'est plus rentable, il l'était en avril lors de notre visite avec Sylvain, peu avant l'ouverture de la route du Gioberney. Non-ouverture qui nous avait valu une bavante de 2400m de dénivelé, dont un portage en baskets sur 5km de route... mais des conditions superbes.
Et puis cette année, nous avons également visité en avril, avec Manu, Louis et JB le couloir nord du Pic des Aupillous. Une belle pente pour des conditions parfaites !
Temps maussade pour l'arrivée au Pigeonnier, récemment rénové

Dans le petit couloir tout "rafraichi" de la nuit

Le sommet se dévoile enfin, à l'instar du ciel Petite déception, mais il faut composer avec les conditions (neige fraiche et météo) du jour. Le temps se dégrade et on est à une petite heure du sommet : demi-tour




















Le torrent de Muande Bellone en fonte précoce







Petit bricolage utile réalisé dans la foulée à Chorges. Bons outils et matériaux de récup peuvent faire bon ménage.

lundi 15 juin 2009

Printemps en Paradis - tour et face est du grand et du petit Paradis

Grandes discussions et pentes au programme

Le fameux raid Tignes-grand Paradis, tant vanté par Pascal depuis deux ans, avait été partiellement gaché l'an dernier à cause d'une météo capricieuse. Le Grand Paradis (4061m) ne nous avait pas accordé ses faveurs, mais la motivation de découvrir cet espace glaciaire est restée vive. Pascal va une nouvelle fois nous servir son itinéraire sur un plateau : le tour du Grand Paradiso, en autonomie sur 4 jours, et en accrochant sa sauvage face Est. Nous irons surtout visiter le secret secteur du prolifique glacier de la Tribolazione. Le genre de tour qui laisse des traces. Positives, bien entendu, bouleversives !
Conjugué à une météo favorable, ce tour aura étanché nos soifs de blancheur, d'isolement, de beauté et de partage.

Avec Pascal, Sylvain et Clément.

Départ encore très enneigé de Pont (1961m, Valsavarenche, Italie) ce jeudi 21/05/09.Au fond à gauche le sommet élancé de la Beccia di Monciar


Notre équipée au pied de la face ouest du Ciarforon (ci dessous)

















Pascal arrive au colle del gran Paradiso (3335m) sous l'oeil d'un de ses sommets fétiches : le dôme du Ciarforon

Dans la "nebbia", qui nous convaincra de dormir au bivouac Ivréa, au lieu du bivouac Grappein initialement prévu.







Le voici ce fameux bivouac Ivréa. Quelle chaleur en cet après-midi ! Bronzer, cuisiner et refaire le monde nous permettront de surmonter la promiscuité de ce petit "tas de tôles".





Dans notre nid douillet, version compartiment couchette (photo Clément)




Découverte époustouflante du glacier de la Tribolazione, que domine Grand (à gauche) et Petit (centre) Paradis, depuis le col di Valnontey. La face est du grand Paradis est protégé du soleil levant par des nuages salvateurs, qui nous la garderont "au frais" durant notre approche. Puis elle se réchauffera pendant la montée (en crampons), pour enfin s'offrir parfaitement transformée sous nos skis et nos rictus de joie
Clément prend pied sur le glacier. Pascal et Sylvain, qui feront la Cresta Gastaldi (3900m), sont un plus loin derrière.
Au pied des 300m de pente

Clément trace, la pente s'accentue

On arrive presque au sommet (4060m), dans une ambiance himalayenne










C'est parti (gauche - photo Clément) - pour une descente concentrée (droite) dans la première partie la plus raide (50°), plus relachée dans la seconde
Dans le billard de la partie supérieure

Clément en lévitation... le comble pour un scientifique !

Bonne neige transfo






A mi-face, la pente se calme un peu, ça va dérouler







Sérieuse rimaye, qui passera bien au centre
















Plutôt heureux de cette descente... (photo Pascal)

Puis c'est reparti sur le glacier, au pied de tours de gneiss






Comme prévu, le glacier est tourmenté ; mais nous déjouons ses pièges, mouarf !







Sérieux repérage sur la face nord-est du petit Paradis... qui sera l'objet d'un superbe tour quelques semaines plus tard









C'est bien de là-haut qu'on vient...



















Repos bien mérité dans le plus confortable bivouac Léonessa












Au lever du jour dans ce cadre toujours somptueux


Sylvain en plein effort proche d'un sommet ?... non, en train de se réveiller ! Le troisième jour de raid commence.

Au menu du jour, une traversée nord-est / nord ouest de l'Herbetet, sommet bien individualisé au nord du grand Paradis.

A l'approche de la face nord-est haut-perchée de l'Herbetet

Dans la face, déjà réchauffée

La neige ramollit vite dans cette grande douceur, nous ne serons pas en avance...


On chaussera sous le sommet, pour basculer dans la face nord-ouest (40°/300m)














...et s'autoriser quelques facéties, dans une neige peu transformée
Une allure de géant, cet Herbetet !

Pascal et Sylvain arrêtent ici le raid, tandis que Clément et moi continuons :


direction refuge Chabot, par le joli col du grand Neyron, dominé par la face ouest (rocheuse) de l'Herbetet





Arrivés au refuge, la face nord-ouest du grand Paradis nous éblouit. Sa glace aussi...















Après moult tergiversations, nous avons finalement opté pour le programme suivant : sommet du grand Paradis par le glacier de Lavéciau, descente "classique", puis couloir Aurora en aller/retour, ce dernier voyant le soleil assez tard (vers 11h)
A droite : Clément arrive au sommet. Ce que ne montre pas cette photo, c'est la foule oppressante qui se masse aux alentours (gauche). L'attrait symbolique de l'altitude (>4000) n'y est pas étranger...

Les choses sérieures commencent un peu plus tard, avec la remontée du couloir "Aurora" en neige dure. Ce couloir sort sur une antécime ouest du grand Paradis

Clément étrenne ce nouveau couloir.








et s'y régale dans une neige juste décaillée






La pente reste forte jusqu'à la rimaye

Moquette parfaite pour rentrer au refuge. Au niveau du trait rouge, le départ du couloir Aurora


Le Printemps, époque enchantée des contrastes : les fleurs de mélèze éclosent gaiement











La fonte des neiges de cet hiver exceptionnel dans le secteur engendre un bouillonnement impressionnant des torrents



Ici s'achèvent quatre jours de haute volée, qui resteront dans les mémoires à plusieurs titres.

Les infos techniques, d'enneigement et d'autres photos se trouvent sur mon compte-rendu, ainsi que sur ceux de Pascal et de Clément (pour la face est).

Cotation face est Grand Paradis: 5.2/E3 - 45°/300 - 50°/50m
face nord-ouest Herbetet : 4.2/E3 - 40°/250m
couloir Aurora : 5.2/E2 - 45°/350m

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Nous avions repéré lors de ce trip la raide face nord-est du Petit Paradis, et avions imaginé un tour logique, permettant de la descendre à vue, et enchainer sur la face ouest du col de Montandayné, bel objectif visible du refuge Chabot. Décision est prise d'y retourner trois semaines plus tard (14/06), dans l'intention de réaliser cette boucle...
Cette fois-ci, Justin se joint à nous. Sylvain a quant à lui cédé à l'appel du sable chaud...

L'aube pointe peu après notre départ du refuge Chabot








Dans le passage clé de la boucle, versant ouest du Petit Paradis





Nous retrouvons Enzo Cardonatti et son équipe, rencontrés la veille au refuge, au sommet. Eux ont remonté la face.

Enzo est reconnu en Italie pour ses réalisations et la co-écriture du topo de pente raide"Ripido", avec Fédérico Negri, malheureusement disparu en début de saison.



Au sommet, les italiens honorent les couleurs de Genova (Gênes).
Le rapport entre le foot et la montagne ? Aucun !







L'arête effilée qui débouche au Grand Paradis. Dans l'ombre, la face nord-ouest, qui faute d'enneigement correct, ne pourra plus être au programme cette saison.
















Petit bout d'arête avant d'entrer immédiatement dans le vif du sujet : les 50° de la face nord-est

Dans la pente. La neige fuyante obligera une concentration maximale (et cantonnera l'appareil photo dans la poche...)

La face descendue

Chaude remontée sous la corniche du col de Montandayné
Dans le versant ouest du col de Montandayné. La glace est très proche par endroits, la neige est heureusement encore ferme à l'heure où nous descendons.



Petit aperçu du parcours, fléché en rouge.
















Détente au refuge Chabot : ripaille, bière partagée avec nos amis italiens Enzo & co, génépi etc...

Cotations : face nord-est Petit Paradis : 5.2/E2 - 45°/300m dont 50°/100m
face ouest Col de Montandayné : 4.3/E3 - 40°/300 - pass. 45°
Pour plus d'infos, mon volo compte-rendu, celui de Clément sur skitour.


La saison se termine sur ce magnifique circuit, dans ce secteur fraichement découvert du Grand Paradis. Il reste encore de beaux objectifs...