Le Chili a connu une forte croissance économique dans les années 2000... Les tours de ce calibre sont nombreuses à Santiago, cotoyant parfois de mignons clochers.
Nous logeons dans l'Hostal Londres (prononcez Londresse), dans un micro quartier à connotation européenne.
Plaza de Armas by night
Le grand hôtel de la station (hôtel Portillo) est hors de prix (250 USD la chambre), mais une fois fermé, il loue des petits chalets individuels à des prix beaucoup plus raisonnables. Et au confort très appréciable...
Manu joue avec les contrepentes
Météo prise le soir, c'est pas la joie : sur notre secteur, un temps gris voire neigeux devrait dominer les jours à suivre. Changement de programme, on redescend le lendemain à Santiago récupérer l'autorisation du loueur de voiture nécessaire au franchissement de la frontière avec l'Argentine, puis nous remontons, passons la frontière et filons vers le refuge San Bernardo (2800m), au pied du Cordon del Plata. Petite galère à la frontière car le loueur s'était planté dans le numéro de passeport... Ajoutez à cela les visas qui jalonnent nos passeports respectifs, soit l'Angola pour Manu et l'Algérie pour moi, vous aurez affaire avec une douanière à la mine sévère... ça passera, ouf !
Les "petits" camions attendent leur tour pour passer la frontière.
Le tunnel du "Christ rédempteur", frontière physique entre Chili et Argentine
Au bout du tunnel, l'Argentine...
Au terme de dépassements tout à fait conformes...
... nous arrivons à Potrerillos, petite ville plutôt glauque.
L'accès au refuge en refuge n'est pas des plus simples, surtout de nuit. Dans nos recherches d'itinéraires au milieu d'endroits peu accueillants, le réconfort de la voie française qui nous a répondu au téléphone (du refuge) aura été bien apprécié. Non pas que nous aurions hurlé victoire dans la voiture, mais presque !
Les derniers lacets (ci dessus) de la piste qui mène au refuge San Bernardo (ci dessous)
Le chien ressemble à un renard ? Normal, il est croisé avec un renard (véridique) !
Quant au 4x4, voilà le genre d'engin qu'il faudrait proposer à tous ceux qui se pointent chez le concessionnaire pour acquérir de monstrueux 4x4 rutilants, dont la France n'a d'ailleurs pas le monopole, vu la quantité aperçue au Chili et Argentine.
L'accueil de l'aide-gardien du refuge est très sympa. C'est un français expatrié qui vit en Patagonie et travaille là pour quelque jours. Nous consultons les cartes disponibles : les courbes sont vagues et les altitudes souvent discordantes d'une carte à l'autre. Décision est prise de poser un camp vers 4000m pour pouvoir rayonner alentour sur les sommets intéressants.
Dès le lendemain matin, départ chargés, avec finalement "seulement" 200m de portage avant de chausser.

Préparation et installation du camp à 4000m

Manu carve dans les pentes transformées du Lomas Amarillas, devant le Cerro Rincon.Couloir est du Rincon, ou Supercanaleta
Le lendemain, le réveil sonne à 4h. C'est presque avec soulagement que nous sortons de notre relative torpeur nocturne ; nous quittons l'inconfortable repos de notre tente constamment fouettée par le vent pour aller nous frotter au colosse Rincon.

Dernière difficulté avant le sommet. On est tout heureux d'avoir déniché ce petit couloir, qui nous permettra de partir du sommet skis aux pieds.
Enfin au sommet ! Derrière, le Cerro el Plata (6000m), point culminant du Cordon del Plata
Au nord, trône l'Aconcagua
Début de descente prudente car l'expo est relativement forte.
Négociation d'un ressaut (avec fond glacé) piolet en main, avant de commencer à skier (photos Manu)
Dans les 800m de couloir (photo de gauche par Manu)
On optimise les canaux enneigés pour limiter le portage. Cette fois-ci c'est la fin !
Les Cerro Vallecitos et Rincon, avec notre itinéraire dans le Rincon. Soirées animées au cosmopolite refuge San Bernardo...
Nous avons droit à une soirée foot, au cours de laquelle l'Argentine gagne à l'arrachée un match décisif contre le Pérou pour la qualification au mondial 2010 en Afrique du Sud.
Le Supercanaleta
Petite excursion en plaine
A l'approche de Los Penitentes (Argentine)
Petite pause avant la frontière au fameux Puente del Inca, arche naturelle qui franchit le rio Las Cuevas près des sources thermales qui étaient déjà fréquentées par les Incas.
Indio, couloir nord
Remontée du couloir en peaux car la neige fraiche rend trop pénible la progression à pied
900m de plaisir
Retour à l'hôtel Portillo, moche sans nul doute
Du sommet du couloir de l'Indio, on a pu répérer un peu mieux la Parva del Inca (4831m), sommet qui propose une jolie facette terminale suspendue. La motivation est forte, nous pourrions terminer le ski sur ce sommet avant de finir le séjour à Valparaiso. L'accès est long et demande un jour d'approche pour planter la tente assez haut ; puis une seconde journée pour le sommet et le retour. Mais voilà, la météo se révèle encore contrariante : les deux jours à venir sont annoncés nuageux avec faibles précipitations. Adieu Parva del Inca...
Parva del Inca
On tentera un des sommets des Tres Hermanos à la journée, même si le ciel est couvert, avant de déguerpir. Partis pour la belle pente ouest de la "cumbre centrale", on devra se rabattre sur la "cumbre sur" car le temps a tendance à empirer.
Les Tres Hermanos, sommets phares du secteur.
Le matin sur la laguna del Inca, on est joueurs
Sommet Sud tout proche. Vue du sommet, immense glacier au loin. Laguna del Inca tout en bas, d'où l'on vient.
Dernier sommet : dos hermanos au sommet des Tres hermanos
Marchands de fruits et légumes sur le bord de la route
On y trouve aussi des boissons chimiques gazeuses à base de fruits rouges : Bilz !
Petite séquence "fret" : chantier de réparation amovible (gauche) et chargement d'un porte-conteneurs (droite). Petit clin d'oeil à Guillaume C, Vincent B et Arnaud G...
Valparaiso est le paradis des chiens errants (je n'en connais pas les causes en détail). Certainement plus proche de l'enfer pour eux, qui ne font que survivre. Les autorités procèdent parfois à un "génocide animal" pour remettre de l'ordre.
Valparaiso est aussi la ville du grand Pablo Neruda, que la visite de sa demeure, transformée en musée, nous a permis de mieux connaître. L'occasion de rappeler que le Chili a connu, de 1973 (coup d'Etat contre Salvador Allende, financé par la CIA) aux années 90, la terrible dictature de Pinochet.
Les vacances s'achèvent, il est temps de rentrer à Santiago. Entre les photos, les souvenirs et le repos, le vol retour (12h pour Madrid) ne sera pas monotone. Et puis, ne soyons pas nostaliques, nous laissons derrière nous des projets, qu'il faudra revenir réaliser !
Sitôt le pied posé en France, d'autres aventures prendront le relais...
A suivre : liens vers les compte-rendus skitour et volo, avec infos techniques










Arnaud tout sourire à la sortie, tandis que s'ennuage tranquillement la combe de Savoie